mai 2009


Au minimum :

  • Greenstone « habillé » aux couleurs de la bibliothèque

Au mieux :

  • mise à disposition de paniers pour les utilisateurs ;
  • intégration de systèmes de visualisation type Issuu et Zoomify.

On devrait s’en sortir pour pas trop cher. Enfin je crois.

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Porté depuis 2002, le projet de rétroconversion des 116 volumes du CGM en EAD est maintenant disponible en ligne.
Pour les bibliothèques concernées, il s’agit de maîtriser cet outil, et surtout de le mettre à jour, soit en corrigeant les notices, soit en incluant celles correspondant à de nouvelles acquisitions ou au catalogage effectué depuis la parution du volume.
Le choix de l’EAD, qui ne s’imposait pas au départ, est finalement très bien adapté, je trouve, à la structure des manuscrits, dès lors qu’ils sont divisés en fonds.
Nous disposons actuellement de 1.220 notices dans le CGM, et d’un supplément en traitement de texte de 300 p. environ à convertir. Pour ce faire, nous attendrons bien sagement que le Guide des bonnes pratiques paraisse avec toutes les indications nécessaires (courant 2010). Techniquement, on doit pouvoir automatiser partiellement la tâche grâce à des macros, qu’il faudra récupérer également.

Dans ce projet, nous pouvons compter sur le soutien de la DLL et de la BnF (département de la coopération), ce qui n’est pas négligeable pour nos collectivités. Cependant l’investissement, en formation et en équipement logiciel (éditeur XML) est important. Pour accroître la visibilité de nos institutions sur internet, et améliorer la mise en réseau des collections, je pense très sincèrement qu’il en vaut la peine.

Un comptage effectué par un membre de l’équipe sur le catalogue en ligne donne près de 900 cotes manquantes à la Réserve des imprimés pour un total de 4000 notices et environ 4000 documents.
Passé le premier moment d’effroi, un plan de bataille a été élaboré.

 

1) Récolement
Pour chaque cote manquante au catalogue, nous allons voir en Réserve ce qu’il en est. Trois cas se présentent :

  • le document est présent ;
  • le document est absent ;
  • le document est absent avec fantôme.

Le fantôme indiquant souvent une décote vers le fonds général, nous reportons la nouvelle cote sur la liste papier.
La durée de cette tâche peut être évaluée à 30h à raison de 2 min. par cote.

2) Affectation des ouvrages aux catalogueurs
L’équipe du catalogage offre au Patrimoine une journée par semaine (2 catalogueurs pendant 1/2 journée) pour mener à bien ce projet. Au service Patrimoine, 2 personnes sont impliquées au même rythme.
Au moment du récolement, nous insérons dans chaque document présent un signet de couleur correspondant à un catalogueur, à charge pour lui de les traiter.
Les ouvrages ont été affectés de la manière suivante :

  • livres d’artiste : 1 p.
  • fonds 19e-20e siècle : 1 p.
  • fonds ancien : 2 p.

L’utilisation des signets offre plusieurs avantages, directs :

  • les documents demeurent dans la Réserve en attente de signalement, au lieu de stationner sur un rayonnage de bureau ;
  • chaque catalogueur est autonome dans son rythme de catalogage ;
  • la présence du signet n’empêche pas la communication du document.

et induits :

  • le fonctionnement du service au public voulant que tout document communiqué non informatisé fasse un détour par le service Catalogage avant de regagner son magasin, le signet de couleur permettra d’indiquer le degré d’urgence du traitement ;
  • la manipulation des ouvrages non catalogués permet de faire des premiers constats sur l’état de conservation.

3) Catalogage
Deux préoccupations nous occupent : bien signaler les livres de la Réserve… sans perdre trop de temps.
En accord avec la coordinatrice du catalogage, nous avons établi une grille adaptée, insistant sur les accès et les notes de reliure et de provenance. Pour le fonds ancien, le codage CCFr est utilisé. On peut envisager la récupération de notices BnF ou le « recopillage » d’autres catalogues de bibliothèques le cas échéant.

Nous nous sommes donné 18 mois pour mener cette tâche à bien.
Ensuite nous aborderons la correction des vilaines notices déjà existantes.

Synthèse rapide de la formation ENSSIB « Numérisation et constitution de bibliothèques numériques » (module 3)

1) Définitions

  • Distinguer format de livraison et format de stockage / support de conservation et support de diffusion : le CD n’est pas fait pour l’archivage
  • Distinguer archivage = le système entier, fondé sur la sauvegarde / le stockage qui n’en est qu’une partie
  • Coûts très élevés de l’archivage des données numériques (8.000€ HT / an / Go) à ajouter au coût de conservation des supports
2) Politiques nationales
  • CINES pour l’Enseignement supérieur
  • BnF – toujours en cours de définition – pour la Culture
Ces offres ne sont pas gratuites et restent réservées à des collections importantes.

3) Standards de préservation

  • Le modèle OAIS : SPAR à la BnF
OAIS est un modèle conceptuel total d’archivage, et non un outil clé-en-main. Il semble parfait et adaptable, mais uniquement pour de grosses structures ou des structures qui ont beaucoup à archiver, car il faut l’implémenter localement. Le mieux, c’est d’écouter Emmanuelle Bermès en parler, ou à défaut de la lire.
  • Le schéma METS
METS est un schéma XML pensé pour l’archivage numérique. Il inclut des métadonnées techniques utiles à la préservation, et peut incorporer d’autres schémas XML comme le Dublin Core ou DIDL pour décrire ses éléments. Mais METS est incompréhensible sans explication orale (et même encore après…).

4) Expérience en collectivité : la BM de Lille

Très grand intérêt pour cette restitution d’expérience à deux voix, bibliothécaire et DSI. La dimension était cette fois la bonne, et le langage de l’ingénieur suffisamment clair pour faire sentir à l’assistance la difficile articulation des priorités de chacun.

Conclusion

Numériser pour diffuser ou pour conserver ?
Pour éviter la communication de l’original ou le remplacer ?

Objectifs
Donner en une page les éléments suffisants pour préparer une visite

Plan
– Historique de l’institution
– Conditions de consultation des collections, contenant des formulaires utiles en téléchargement
– Répartition des fonds, contenant des liens vers des instruments de recherche (y compris bibliothèque numérique)

Illustrations
Une image par paragraphe
– Architecture du bâtiment
– Histoire de l’institution
– Documents emblématiques

Objectifs
Expliciter le parti scientifique
Donner l’envie de poursuivre la visite par soi-même

Placer l’exposition dans son contexte

– interne : choix du sujet et du moment
– local : résonance avec d’autres manifestations culturelles
– national : inscription dans un temps fort

Maîtriser la durée
Entre 45 min. et 1h30 selon la taille de l’exposition
Enchaîner déplacements et stations devant les vitrines ou panneaux
Laisser du temps aux questions pendant la visite

Choisir un parcours
En fonction de la problématique de l’exposition
– linéaire : suivi du parcours proposé avec stations aux passages emblématiques (début de parties, pièces de choix)
– « chemins de traverse » : rechercher l’unité thématique dans un parcours chronologique, ou l’inverse, focaliser sur une dimension au détriment des autres

Le +
Écouter ce que les visiteurs ont à apporter
Prolonger de manière informelle pour les motivés