juin 2009


Je ne parviens pas à comprendre pourquoi des ouvrages bien connus, fort documentés, présentés lors d’expositions et décrits en long, en large et en travers dans des catalogues diffusés nationalement…

…n’ont même pas de notice bibliographique dans notre catalogue en ligne.

A part ça je fais de jolies découvertes :

D. Petri Venerabilis,… Cluniacensis quoniam Abbatis: opera haud vulgaria. – Parisiis : Vaeneunt in vico Jacobeo a Damiano Hichman Bibliopola, 1522. – [16 p.]-CCXIIII-XXVIII fol.-[7 p.] ; in-2.
Reliure veau brun estampée à froid sur ais de bois.
Encadrement de filets et d’une roulette d’encadrement ornée d’un décor alterné de deux angelots et d’un angelot musicien .
Cadre central rempli par trois bandes verticales avec dans chaque bande une roulette ornée d’entrelacs.
Sur le plat inférieur : étiquette de parchemin « Epistola d. Petri de Monte », et trace de lacet.
La reliure a fait l’objet d’une restauration.
Marque typographique au titre découpée antérieurement à l’entrée dans les collections.
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Pour mémoire, mon commentaire sous l’article de R. Mathis, Conserver l’unité des bibliothèques ?

Question d’autant plus excellente que je suis en train de me la poser moi-même ;) (l’existence de bâtiments séparés pour lecture publique et étude & patrimoine doit y être pour quelque chose).
Les problématiques d’un service patrimonial (conservation, recherche, action culturelle) se rapprochent effectivement bien plus des perspectives des musées et services d’archives locaux, à tel point qu’on pourrait même imaginer une mutualisation de projets (frémissante ici sous la forme de bibliothèque numérique, mais voir aussi Bourgendoc) et de ressources (services éducatifs).
Cela existe bien ailleurs, mais pas en France à ma connaissance, sauf peut-être la Bibliothèque humaniste de Sélestat, également siège des Archives municipales.
Néanmoins et pour ne pas dénigrer d’anciennes amours, l’intérêt de la cohabitation avec des services de lecture publique réside à mon avis dans le rappel constant de l’existence tout à fait banale d’une catégorie de personnes que les musées appellent “nouveaux publics”, et qui ne sont plus ou moins que M. et Mme Toulemonde, ayant besoin qu’on leur rende familier (voire qu’on leur rendre tout court) ce patrimoine local et parfois même personnel, sans compter leurs enfants en âge scolaire. L’approche muséale n’est pas suffisante pour répondre aux besoins de médiation culturelle, et dans ces contextes, la proximité de collègues frottés quotidiennement de relations avec des scolaires, des djeunz et des personnes avec des besoins d’insertion et de formation continue est particulièrement précieuse.
Je suis le genre de personne à m’agacer du temps que passent les bibliothécaires penchés sur leur cher catalogue. Le genre de personne à avoir élevé un autel à la gloire de Thierry Giappiconi dans un coin de mon bureau, et à visionner et faire suivre ce genre de vidéo avec délectation et quelques points d’exclamation. Le genre de personne à fustiger les bibliothécaires de province qui ont la fine bouche devant les notices de la BnF qui « ne sont pas assez bien faites » alors qu’il y a là-bas des gens payés pour établir la Bibliographie nationale française et que dans les bibliothèques publiques il y a nettement plus urgent (au hasard : la médiation aux usagers).

 

Et pourtant, le catalogage occupe actuellement 15% de mon temps, et il continuera d’occuper cette place pendant quelques années. Comme dans toutes les bibliothèques françaises et malgré la grande campagne de rétroconversion des fichiers papier menée par le MCC il y a 15 ans, 40% de notre fonds n’est pas informatisé. L’enquête sur la Réserve des imprimés nous a montré qu’il y manquait 35% des cotes. Dans le fonds général ancien, pourtant objet de la rétroconversion, la proportion doit être à peu près équivalente. Dans les fonds d’imprimés entre 1811 et 1970, c’est bien pis. Mais on ne récupère pas de notices de la BnF, de trop mauvaise qualité.

Alors je ne dis pas que je travaille sur le fonds ancien, avec, outre mon manuel Unimarc et des fiches papier « reliures » et « Réserve » rescapées de je ne sais où, les onglets BnF, BSG et KVK ouverts sur mon navigateur, et que je recopie allégrement les informations que j’y trouve (et si mon ouvrage est dans VD16 ou VD17, alléluia, je vais pouvoir frimer in ze CCFr !).

Non pas pour aller vite, encore que, mais pour passer plus de temps sur ce qui fait la vraie différence dans un catalogue : les marques d’exemplaire. Passer du temps sur une reliure, un ex-libris, des mentions manuscrites qu’aucun autre exemplaire n’aura, je suis d’accord. Passer du temps sur un bloc ISBD, non merci.
Et cela s’applique d’autant plus aux publications contemporaines « de lecture publique » : dès que l’exemplaire acquiert une individualité, il devient patrimonial et entre donc dans ce circuit particulier de catalogage ; et si je suis en face, par le hasard du dépôt légal, du catalogage initial d’une publication, alors je suis bien sûr censée fournir à la communauté une notice conforme, et récupérable par d’autres.

Au-delà de ces deux cas, non, vraiment, pour moi, le catalogage des ouvrages du 20e et du 21e siècle est du temps perdu.

Bilan de la formation BnF

Objectifs nationaux

  • Améliorer la visibilité des collections de manuscrits
  • Relancer la dynamique nationale de signalement

Pilotage

BnF – Département de la coopération – CCFr

Organisation

  • Numérisation et encodage des 96 volumes Culture en 762 fichiers : 1 par institution + 1 par supplément par institution
  • PALME : encodage par notices de fonds, 1 institution par fichier
  • Possibilité de lien direct vers l’institution et le composant

Projets

  • Interrogation en Z39-50 des BM dans le CCFr (déjà efficient pour Lyon, Rennes, Strasbourg)
  • Conversion en XML/EAD du RNBCD
  • Accès à Calames et BnF-Archives et manuscrits

==> Vers un portail national des manuscrits

Outil de catalogage commun ?

  • L’ABES a fait de Calames un outil de catalogage commun ; pourquoi n’est-ce pas envisageable à l’échelle Culture ?
  • Demandes persistantes des bibliothécaires, mais :

La DLL n’a pas été missionnée pour cela ;
Elle ne peut imposer l’achat à toutes les bibliothèques d’un outil identique qui serait trop coûteux et inutile pour les plus petites.

L’encodage

  • Numérisation et océrisation de tout le catalogue + les index, puis encodage des éléments et attributs repérés. Il reste donc des erreurs (soit informations mal placées, soit rassemblées dans un élément de notes).
  • De nombreuses corrections ont déjà été apportées en masse par le CCFr.

Corrections principales à effectuer

  • Compter 1 mois par volume pour une restructuration au niveau le plus fin.
  • Spécifications à respecter qui seront délivrées dans un Guide des bonnes pratiques fin 2009-mi 2010.
  • Replacer les informations dans les bons éléments
  • Éradiquer les éléments de notes
  • Préciser la détermination des cotes
  • Préciser la détermination de la provenance (plusieurs éléments possibles)

En pratique

  • Il est urgent d’attendre le Guide pour convertir le supplément et corriger le tout.
  • Privilégier l’enrichissement du catalogue par le supplément plutôt que les corrections de notices : actuellement les usagers s’y retrouvent assez bien mais il est assez gênant qu’ils n’aient pas accès au 3e tiers du catalogue.
  • Récupérer les fichiers XML nous concernant.
  • Acquérir un éditeur XML (conseillé : Oxygen).
  • Corrections de masse d’erreurs repérées d’ores et déjà demandées :

conversion de l’élément « cote_indeterminee » en « cote actuelle » ;
rétablissement de la mention de provenance, toujours entre parenthèses à l’extrême fin de la notice Favier dans la notice CGM (actuellement elle ne s’affiche nulle part) ;

  • Possibilité de restructurer le catalogue de Favier selon la table des matières (cf. fichier « structuration ») afin de le rendre plus lisible ;
  • Enrichir le RNBCD par des notices de fonds en EAD – correspond au projet de signalement prévu des fonds patrimoniaux, qu’il faudra encoder ensuite.

Bibliographie :

Plazannet, Fabien, « Le catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France », BBF, 2003, n° 5, p. 74-78.
Le Bras, Florence, « La numérisation et l’encodage du Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France », Journées des Pôles Associés, 2005.
Bosc Aurélie, « Le catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France (CGMBPF) : rôle et participation des bibliothèques municipales au groupe projet », Journées des Pôles Associés, 2005.
Palluault, Florent, « Le catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France : informatisation et avenir », BBF, 2009, n° 1, p. 68-72