Au courrier du début août, il y avait une copie du projet de convention Etat-Ville pour la mise à disposition de conservateurs de bibliothèques à titre gratuit.
Rien de changé par rapport à ce qu’on nous avait montré lors de la réunion du printemps dernier.
Quatre conditions pour cette mise à disposition :

  1. préservation du patrimoine (c’est moi !)
  2. mise en œuvre de projets numériques (c’est encore moi !)
  3. participation à des réseaux régionaux ou nationaux
  4. mise en œuvre de projets territoriaux de lecture publique

L’exercice de fonctions de direction est mentionné à titre éventuel (et à ce que je comprends, peut s’ajouter aux conditions mais non les remplacer), mais je pense que la condition 4. sauvera l’ensemble des postes existants.

La bonne nouvelle – bien que je doute qu’elle fasse l’objet d’une application dans beaucoup de collectivités… – , c’est l’autorisation pour les collectivités de faire bénéficier l’agent du régime indemnitaire en vigueur (question : est-ce compatible avec la « prime de conservateur » que nous verse l’État ?), et que rien d’autre ne change dans notre déroulement de carrière.

Le point pouvant prêter à discussion, c’est la limitation à 3 ans de ce dispositif : si je comprends bien qu’il s’agit pour l’État de limiter son investissement, de pouvoir déployer un conservateur pour des missions courtes (ex. mise en œuvre de réseau, développement d’une bibliothèque numérique pour des bibliothèques plus petites etc.), et de contrôler par là l’exécution des objectifs affichés par une collectivité, je me demande quelles en seront les conséquences du point de vue des postes patrimoniaux (l’objectif étant invariant, sans parler des nécessités du DLI en région), et ce que deviendra le conservateur dont le poste sera « supprimé » au bout des 3 ans (obligé de déménager avec sa famille au gré des missions ? « recasé » en BU ? à la DRAC ? c’est productif ?).

Publicités