Ou comment faire quand même lorsque d’une part on n’a aucune perspective d’amélioration de sa visibilité sur le site internet de sa collectivité, et d’autre part aucune latitude pour créer son propre site, ou au moins utiliser des outils de publication de contenu sur le web comme les blogs, les univers Netvibes, les mini-sites Jimdo etc.
En attendant de gagner à l’usure contre les éléments de blocage (une tradition, des pratiques, voire un seul individu), la résignation n’est pas de mise.

Deux solutions proposées, en attendant les vôtres :
1) Le RNBFD, sujet de ce présent article
2) Wikipédia, sujet du prochain de la série

Le Petit Poucet jetant des cailloux derrière lui

Faites comme le petit Poucet, balisez votre chemin pas à pas (image Ac. Amiens sur Wikimedia Commons licence CC by-sa).

Le RNBFD

Le Répertoire national des bibliothèques et fonds documentaires (RNBFD), mis à disposition sur le site du Catalogue collectif de France, peut être un outil de valorisation des fonds patrimoniaux pour peu qu’on se donne la peine d’en pénétrer les arcanes. L’interface de recherche est extrêmement détaillée (pour les bibliothèques : critères géographiques ; pour les fonds : critères intellectuels et de gestion) et donne accès à un module cartographique.
Chaque bibliothèque fait l’objet d’une fiche signalétique qu’il est tout à fait conseillé d’agrémenter soi-même car elle a été réalisée avec les informations accessibles au service du RNBFD. Sur la page d’accueil de cette fiche se trouve la liste des fonds répertoriés pour l’établissement, là encore réalisée avec les moyens du bord : pour les bibliothèques municipales, il s’agit essentiellement des informations trouvées dans Patrimoine des bibliothèques de France. Gageons que nombreux sont ceux (bibliothécaires locaux et chercheurs) qui fulminent devant l’indigence des fiches.

Obtenir auprès du service du RNBFD (très réactif) la grille de signalement des fonds est très aisé, et si dans l’établissement l’histoire de la constitution des collections est bien connue, l’exercice est relativement facile à faire. Dans le cas contraire, c’est l’occasion de s’y pencher. Ce projet peut impliquer plusieurs membres de l’équipe qui seront heureux de faire enfin connaître leur travail de fourmi patrimoniale en attendant la consécration : le courriel du chercheur posant la toute première question sur un fonds sauvé de l’oubli.

On pourra m’objecter le faible rayonnement du RNBFD. Néanmoins, on constate à l’échelle de la bibliothèque que les chercheurs connaissent de plus en plus l’existence du CCFr ; il n’y a donc plus qu’un pas à faire pour les guider vers cet outil.

Deuxièmement, chaque fiche de fonds disposant d’une adresse URL propre dans ce répertoire, il est possible à partir de là de se livrer d’ores et déjà  et en toute tranquillité à un travail de pollinisation du web, par exemple en enrichissant de cette URL l’article de Wikipédia consacrée à un personnage dont la bibliothèque détient le fonds.

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